Actualités


26 Juin - Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture : experts des droits de l'homme appellent à la justice et à la réhabilitation

GENÈVE (25 juin 2019) - Les victimes de la torture ont un droit à réparation y compris indemnisation et réadaptation, ont déclaré aujourd'hui les mécanismes chargés de la lutte contre la torture des Nations unies*, à l'occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, le 26 juin. Ces mécanismes existent pour s’assurer que justice soit rendue et que des services de réadaptation soient fournis, ont-ils déclaré, soulignant que les victimes doivent être au centre du processus.

«L'identification et la documentation précoce des signes physiques et psychologiques de torture sont essentielles pour rassembler les preuves nécessaires pour mener des enquêtes et à des poursuites, ainsi que pour obtenir justice devant un tribunal», a déclaré Nils Melzer, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture.

Le Manuel pour enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants aide les autorités compétentes à faire en sorte que les enquêtes soient rapides, impartiales, indépendantes et approfondies. Le manuel, connu sous le nom de «Protocole d’Istanbul», rédigé en 1999, est en train d’être mis à jour par les quatre mécanismes de lutte contre la torture, des organisations de la société civile de premier plan, et avec l’appui du Haut-Commissariat. Il devrait être publié en 2020.

«L’application cohérente du Protocole, y compris en tant que norme d’enquête, revêt une importance capitale. Une plainte pour un acte de torture présumé peut être traitée superficiellement et rejetée par les autorités, mais lorsque le Protocole est respecté, des conclusions médicales supplémentaires peuvent fournir des preuves essentielles de l'allégation de torture et ainsi assurer justice aux victimes », a déclaré Jens Modvig, président du Comité contre la torture.

Le manuel fournit des conseils aux professionnels médicaux, juridiques et autres qui peuvent être amener à rencontrer des victimes de la torture. Le manuel donne des conseils pratiques sur la manière de détecter la torture, et cela même lorsque les cicatrices ne sont pas visibles ainsi que sur la manière d'interroger les survivants souffrant de traumatisme afin d'éviter tout dommage supplémentaire.

«Le Protocole d'Istanbul facilite l'identification précoce des victimes, la documentation des traumatismes et l'évaluation des besoins, de sorte que les professionnels de santé, les travailleurs sociaux, les juristes et autres prestataires de services puissent fournir des soins rapides et adaptés. De tels services holistiques peuvent aider une personne à fonctionner à nouveau dans la société et même à prospérer », a déclaré Mikolaj Pietrzak, président du Fonds de contributions volontaires pour les victimes de la torture.

«La mise en œuvre effective du Protocole d'Istanbul est essentielle à la prévention de la torture. Il est essentiel de veiller à ce que la torture soit identifiée et correctement documentée pour que des mesures préventives appropriées soient mises en place. Son importance en tant qu’outil de prévention ne saurait être assez souligné», a déclaré Sir Malcom Evans, Président du Sous-comité pour la prévention de la torture.

*Le Sous-Comité pour la prévention de la torture, le Comité contre la torture, le Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et le Conseil d’administration du Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture.

FIN

Pour en apprendre davantage sur le travail du Sous-Comité pour la prévention de la torture, consultez nos vidéos sur le système des organes des Traités et sur le Sous-Comité.

Contexte 

Le Sous-Comité pour la prévention de la torture (SPT) est chargé de contrôler l’application du Protocole facultatif (OPCAT)se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Le Protocole facultatif a été ratifié par 90 Etats parties à ce jour. Le Comité est composé de 25 experts indépendants de différentes régions du monde, spécialisés dans le domaine des droits de l’homme. Ces experts exercent leurs fonctions à titre personnel et non en tant que représentants des États Parties. Le travail du Sous-Comité est guidé par les principes de confidentialité, de coopération, d’impartialité, de non-sélectivité, d’universalité et d’objectivité. Le Sous-Comité a mandat de visiter les États Parties : durant ses visites, il est autorisé à se rendre dans tout lieu où se trouvent des personnes privées de liberté.

Pour en apprendre davantage sur le travail du Sous-Comité, consultez nos vidéos sur le système des organes des Traités et sur le Sous- Comité. 

Le Comité contre la torture est chargé de contrôler l’application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ratifié à ce jour par 166 Etats parties. Le Comité est composé de 10 experts indépendants de différentes régions du monde, spécialisés dans le domaine des droits de l’homme. Ces experts exercent leurs fonctions à titre personnel et non en tant que représentants des États parties. Les observations finales du comité constituent une évaluation Indépendante du respect par les États de leurs obligations en matière de droits de l'homme relatifs au traité.

Pour en apprendre davantage sur le travail du Comité, consultez nos vidéos sur le système des organes des Traités et sur le Comité contre la torture.

Mr Nils Melzer, Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants fait partie des procédures spéciales du Conseil des Droits de l’Homme. Les procédures spéciales sont le plus grand groupe d’experts indépendants du système des droits de l’homme des Nations Unies et l’appellation générale donné aux mécanismes indépendants qui adressent des situations propres aux pays ou des questions thématiques où que ce soit dans le monde.  Les experts des procédures spéciales travaillent sur une base volontaire; ils ne sont pas membre du personnel des nations unies, et ne reçoivent aucune rémunération pour leur travail. Ils sont indépendants et exercent leurs fonctions à titre personnel.

Le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture est mandaté par l’Assemblée générale (résolution 36/151) de 1981 pour fournir une assistance aux victimes de la torture et aux membres de leur famille. Le Fonds accorde des subventions annuelles et en situation d’urgence aux organisations de la société civile qui fournissent une assistance psychologique, médicale, juridique et sociale. Le Fonds est aussi une plateforme d’échange d’informations en matière de réadaptation et réparation des victimes. Le Fonds est géré par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, avec l’avis d’un Conseil d’administration composé de cinq experts indépendants.

Pour en apprendre davantage sur le travail du Fonds, consultez nos vidéos en Arabic |Chinese |English |French|Russian |Spanish.

Suivez le bureau des Droits de l’homme sur les médias sociaux! Nous sommes sur @UNHumanRights, Facebook @unitednationshumanrights and Instagram @unitednationshumanrights

 

Mars 1969 : 13 résistants à Cazale massacrés sous François Duvalier

Rosny Ladouceur - Publié le 2019-03-28 - Loop Haiti

27 mars 1969-27 mars 2019 : 50 ans depuis que des Tontons Macoutes ont massacré plus d’une vingtaine de Cazalais pour s’être farouchement opposés à Papa Doc et au régime de terreur qui battait son plein à Cazale. Les fondations Devoir de Mémoire et FOLONHA (Fondation Loquet pour une Nouvelle Haïti) ont célébré, hier mercredi, ce cinquantième anniversaire en organisant une procession eucharistique et une marche jusqu’à la Place de la Résistance où 13 opposants au régime duvaliériste ont été fusillés. D’autres enterrés vivants.

Cliquez l’image pour l’article complet.

 

Exhibition «KAZAL : Memoirs of a massacre under Duvalier»

Publié le 2019-03-26 - iciHaiti

On this 50th anniversary of the tragic massacre of Kazal, the Foundation FOKAL and the Kolektif 2D present the exhibition "KAZAL. Memoirs of a massacre under Duvalier : A photographic approach" at Maison Dufort from March 28 to April 16, 2019.

Cliquez l’image pour l’article complet.

 

La population de Cazale se souvient du massacre de mars 1969

Caleb Lefèvre - Publié le 2019-03-28 - Le Nouvelliste

À l’initiative de la fondation Devoir de mémoire, de la Fondation Lorquet pour une nouvelle Haïti et de Gad Cazal, la population de Cazale, 4e section communale de Cabaret, a commémoré mercredi la 50e année du massacre perpétré dans la région par les sbires du dictateur François Duvalier. Les séquelles de ce sinistre sont encore visibles à Cazale. Mais la situation écœurante de la population, qui revendiquait des changements sociaux, est restée la même qu’en 1969.

Cliquez l’image pour l’article complet.

 

Un jeune Duvalier et le passé oublié d'Haïti

Anne Fuller - Publié le 2019-02-12 - NACLA

En Haïti, la mémoire collective a pratiquement effacé tout souvenir des exécutions extrajudiciaires et autres crimes contre l'humanité commis par les régimes de François "Papa Doc" Duvalier et de son fils et successeur Jean-Claude "Baby Doc" Duvalier.  Est-il possible que cette amnésie collective bénéficie au fils et au petit-fils de ces dictateurs cruels?

Cliquez l’image pour l’article complet.

 
 

Haïti: mort de l’ancien Général Williams Régala

Publié le 2018-12-23 - Loop Haïti

L'ancien Général Williams Régala est décédé très tôt ce matin du 23 décembre 2018, à 81 ans, dans sa résidence, à Port-au-Prince, a appris la rédaction. "Williams Régala avait été membre du Conseil National de Gouvernement qui a dirigé le pays après la chute du régime des Duvalier le 7 février 1986", a tweeté RFM.

Cliquez l’image pour l’article complet.

 
Benoît Jacqueline.jpg

Décès de Madame Jacqueline Edeline Benoît

Publié le 2018-10-25 - Devoir de Mémoire

C’est avec une douleur immense, annonce le décès d'un de ses membres : Madame Jacqueline Edeline Benoît, épouse du Lt François Benoît, Soeur du Lt Claude Edeline, tous victimes des massacres des Duvalier , le 26 avril 1963, et en juillet 1964. 
Jacqueline a passé sa vie à essayer de retrouver son fils aîné, Gerry, enmené de chez ses grands parents, le 26 avril 1963, par l'époux de Mie Denise Duvalier, Max Dominique. Il disparut sans laisser de traces, alors que les bourreaux, encore vivants, savent ce qu'ils ont fait de ce gosse. 

Après avoir tant souffert de ces pertes en vies humaines, Chère Jacqueline, notre amie, ,tu n'as pas mérité de tant souffrir dans ta chair. Devoir De Mémoire-Haïti te rend hommage. 

A François, ton époux, à tes enfants Randolph et Françoise nous disons: "La Vérité, seulement la Vérité, car sans elle, il n'y aura ni justice, ni paix, en Haiti. "

HONNEUR RESPECT 

A tous les Edeline, éplorés comme nous, nous offrons nos plus Sincères Condoléances.

 

 

Lettre au Président de la République au sujet du 26 avril

M. Jovenel Moïse

Président de la République d'Haïti

En ses bureaux

La lettre actuelle envoyé le 17 avril par DDM et reçu le 21 avril par le secrétariat du Palais National.

Objet: 26 avril, Journée Nationale du Souvenir

Date: 29 mars, 2018

Monsieur le Président,

La Fondation Devoir de Mémoire - Haïti s’est manifestée à vous l’an dernier pour qu’au nom de la continuité de l’Etat, Haïti puisse commémorer la date du 26 avril comme ordonné par l’arrêté présidentiel du 21 avril 2015, il y a trois ans.

Pris par le Président Michel Joseph Martelly et paru au Moniteur No. 79 du 28 avril 2015, cet instrument légal stipule en son article 1 :

« Le 26 avril est déclaré : « Journée Nationale du Souvenir à la Mémoire des Victimes de Fort Dimanche ».

L’année 2015 reste la seule qui a permis à la République de faire sienne les préceptes de cette Journée Nationale. Haïti porte encore les stigmates de Ses souffrances, mais s’est réconfortée du souvenir de Ses luttes et de Sa victoire du 7 février, sans laquelle aujourd’hui, vous seriez Monsieur le Président dans l’impossibilité de briguer et d’exercer vos présentes fonctions. La Fondation Devoir de Mémoire - Haïti signale à votre attention, celle du Premier Ministre et des titulaires des Ministères signataires de l’Arrêté Présidentiel du mardi 21 avril 2015 la nécessité de poursuivre les objectifs fixés par ce document. Elle reste confiante que désormais seront observées les dispositions prises en son article 2, à savoir :

« Durant la journée du 26 avril :

- Le Drapeau National sera mis en berne ;

- Les stations de radio et de télévision sont invitées à programmer des émissions et de la musique de circonstance ;

- Les secteurs privé et public, les familles, les institutions scolaires, commerciales, religieuses et autres sont encouragés à observer des périodes de recueillement. »

Convaincue de Votre engagement à la consolidation d’un Etat de Droit et aux valeurs cardinales qui l’animent, comme le civisme, la justice, la liberté… la Fondation Devoir de Mémoire – Haïti souhaite que Vous ferez observer cette Journée Nationale du Souvenir dans la réflexion et le recueillement tel que prévus par l’Arrêté Présidentiel paraphé le 21 avril 2015.

Elle vous assure déjà Monsieur le Président, de sa patriotique considération.

Fondation Devoir de Mémoire – Haïti

 

Hommage aux trois écoliers gonaïviens assassinés par les sbires de Baby doc

Jodherson Cadet - Publié le 2017-11-29 - Le Nouvelliste

Le 28 novembre 1985, dans l’histoire de la ville des Gonaïves, est une date inoubliable. Elle rappelle la mort de trois écoliers tombés sous les balles des Forces armées d’Haïti (FAd’H). Sous l’égide de Devoir de Mémoire-Haïti (DDM-H), au Collège immaculée conception (CIC), de nombreux élèves et personnalités ont rendu hommage aux victimes. Trente-deux ans plus tard, cette tragédie provoque des sanglots et attriste plus d’un.

Cliquez l’image pour l’article complet.

 

Août 1964, Jérémie se souvient et commémore!

Yvon Janvier - Publié le 2014-08-07 - Le Nouvelliste

Depuis le 4 août, à l’initiative du collectif Devoir de Mémoire, appuyé par le Centre culturel Numa-Drouin, la Fondation Konesans Ak Libète (FOKAL) et l’évêché de Jérémie, cette ville revit en mémoire l’épopée des 13 de Jeune Haïti, ayant défié héroïquement la dictature de François Duvalier, et le massacre effroyable, dit les Vêpres jérémiennes, des membres de nombreuses familles jérémiennes, perpétré les 4 et 5 août 1964. Les différentes manifestations culturelles et religieuses prévues et organisées en la circonstance visent surtout à interpeller les consciences citoyennes.

Cliquez l’image pour l’article complet.

 

Haiti : la justice rétablit les accusations de crimes contre l’humanité contre Baby Doc

Publié 2014-02-21 - FIDH

La FIDH et ses organisations membres en Haïti se félicitent de la décision prise hier par la Cour d’appel de Port au Prince de rétablir les accusations de crime contre l’Humanité contre Jean-Claude Duvalier et d’ordonner un supplément d’instruction sur ces crimes.

Cliquez l’image pour l’article complet.